Après avoir analysé l’Affaire Al-Durrah (plus précisément d'après l’article de M. Rosenzweig) et avoir travaillé plus généralement avec les médias des pays impliqués dans le conflit nous allons conclure en parlant de l’éthique journalistique. Cette partie va être basée sur un entretien que nous avons pu avoir avec Luc Rosenzweig, ancien journaliste de Libération et ancien rédacteur en chef du Monde. Nous allons donc citer au fur et à mesure les réponses qu’il a données à certaines questions que nous lui avons posées.
Quand nous parlons d’éthique, nous nous référons à l’ensemble de principes moraux, considérés comme bons (dans notre société) qui sont à la base de la conduite de quelqu’un. Ce mot est appliqué dans des nombreux cas, le plus connu est l’éthique du travail, en d'autres mots, les valeurs organisationnelles d’une entreprise. On l’appelle également "déontologie", c’est-à-dire, l’ensemble des règles et des devoirs qui régissent une profession, la conduite de ceux qui l'exercent, les rapports entre ceux-ci et leurs clients et le public. Les journalistes doivent respecter la déontologie propre à leur métier, ils doivent respecter l’éthique journalistique.
- Est-ce que l’éthique journalistique est synonyme de neutralité?
En regardant certaines réponses de M. Rosenzweig nous pouvons dégager la différence entre éthique et neutralité, on peut être éthique sans avoir une opinion neutre. Le journaliste fait voir que la neutralité n’est pas toujours si bonne et donne son soutien à la pluralité. Il affirme donc, en mettant ensembles les deux termes, que la pluralité et l’honnêteté peuvent aller ensemble et c’est le plus souhaitable.
- Lors de ces actions nous pouvons parler de manipulation?
Selon Luc Rosenzweig, qui est un journaliste qui connait bien le fonctionnement des journaux et qui a travaillé pendant des nombreuses années dans le journalisme, dans la presse écrite, audiovisuelle ou online, il n’existe pas la volonté de tromper le public. Le mot "manipulation" désigne le fait de soumettre des données à un traitement plus ou moins malhonnête, ce qui implique un désir explicite d’appliquer ces traitements malhonnêtes. Cela nous fait conclure que, selon les paroles de Rosenzweig, la manipulation n’existe pas dans les moyens de communication. Malgré l'absence d'une volonté claire de manipuler le public, l’éthique journalistique n’est parfois pas respectée. Luc Rosenzweig explique qu’il ne faudrait pas tomber dans des procédés comme tordre les faits ou donner les informations d’une seule partie du conflit afin de ne pas violer cette éthique. Or, l’AFP, L’Agence France Presse, à pu parfois violer l'éthique journalistique dans le traitement du conflit israelo-palestinien, en se laissant guider par ses convictions personnelles.
- Cela nous mène à nous demander si ces médias qui essaient de tordre les faits vers un côté ou un autre le font aux ordres du gouvernement ou ont des intérêts et avis personnelles.
La réponse à cette question varie complètement selon les pays, il n’y a pas une réponse correcte pour tous les cas. Dans les pays dit démocratiques nous supposant qu'il existe des moyens de communications indépendants, qui ne soient pas financés ou contrôlés par l’état et qui garantissent donc un point de vue différent de l’opinion du gouvernement. De toutes façons, ces médias indépendants peuvent ne pas respecter non plus l’éthique journalistique, par intérêt ou parce qu'ils veulent imposer leurs convictions tombent alors dans des actions malhonêtes afin d'influencer l'opinion du public. Selon Luc Rosenzweig, pour éviter ces mauvaises actions, les journalistes doivent récouper les sources. Mais lui même reconnaît que c’est parfois fatigant et que, quelques fois, il est plus intéréssant d’imprimer une fausse histoire qui va attirer l’attention des gens plûtot que publier une vraie histoire sans intérêt.
Nous pouvons conclure sur ce sujet que l’éthique journalistique ne consiste pas à être neutre: il consiste plûtot à ne pas être malhonnête, c'est à dire à ne pas donner des informations tronquées ou erronées pour qu'il soient favorables à l'un des partis. La pluralité est bonne dans les limites de l’honnêteté et le respect de information. Malgré cela, des chaînes indépendantes mais aussi celles contrôlées par l’état peuvent faire preuve de malhonnêteté par intêrets.
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